Le derniers des poilus.

Hommage a Lazare Ponticelli, né Lazzaro Ponticelli (1897-2008) qui était officiellement le dernier poilu français de la Première Guerre mondiale depuis la mort de Louis de Cazenave le 20 janvier 2008. Doyen des Français, il est aussi le neuvième homme de nationalité française à entrer dans la liste des supercentenaires.

Entre le 20 janvier 2008 et le 12 mars 2008, il a été le dernier poilu vivant, après la mort de Louis de Cazenave. Comme ce dernier, il avait manifesté son opposition à avoir des obsèques nationales[3]. En 2005, le Haut conseil de la mémoire combattante, présidé par le président de la République, avait décidé que seraient organisées des obsèques de portée nationale pour le dernier combattant de 1914-1918 et que celui-ci serait enterré au Panthéon. Lazare Ponticelli a déclaré « Je refuse ces obsèques nationales. Ce n’est pas juste d’attendre le dernier poilu. C’est un affront fait à tous les autres, morts sans avoir eu les honneurs qu’ils méritaient. On n’a rien fait pour eux. Ils se sont battus comme moi. Ils avaient droit à un geste de leur vivant… Même un petit geste aurait suffi[3] ». Il estime que le travail de mémoire arrive trop tard. « On s’en est foutu un peu. Il a fallu que ce soit Chirac qui commence à bouger quand on n’était plus nombreux et qu’on était fatigués. ». Sa fille a indiqué que si elle pouvait accepter une cérémonie nationale simple dédiée aux morts de la Première Guerre mondiale, elle exige que son père soit enterré dans le caveau familial[3].

Le 11 novembre 2007, il assiste à ses dernières commémorations de l’Armistice dans sa ville du Kremlin-Bicêtre et le 16 décembre 2007, il est reçu à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration à Paris pour célébrer ses 110 ans[3].

Le 23 janvier 2008, Lazare Ponticelli, après le décès de Louis de Cazenave, a néanmoins accepté des obsèques nationales[4] mais à condition que celles-ci soient simples, dédiées à tous les morts de la Première Guerre mondiale. Cependant, il refuse le Panthéon et souhaite être enterré auprès des siens.

Il meurt le 12 mars 2008 au Kremlin-Bicêtre dans le Val-de-Marne en France à l’âge de 110 ans. L’annonce de sa mort a été faite par la présidence de la République française, depuis l’Élysée.

DECORATION :

  • Chevalier de la Légion d’honneur
  • Croix du combattant 1914-1918
  • Médaille Interalliée 1914-1918
  • Médaille des blessés
  • Croix de Vittorio Veneto, Merito di Guerra
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