LOOS EN GOHELLE, la bataille oubliée.

 

Le 15 aout, on commemora les 90 ans de la bataille dite de Loos (en fait trois batailles differentes). Aucune comemoration officielle ne sera entreprise, seul des associations locales et la population se souviendrons:

historique des trois grandes batailles de loos en gohelle<o:p></o:p>

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Situé dans une plaine dont le relief est un lieu stratégique de positionnement et de surveillance pour les Allemands, le village fut une grande victime de la Première Guerre Mondiale. Sa position entre les Collines d’Artois et la grande plaine de Douai contribua à en faire un lieu de bataille.<o:p></o:p>

Dés le 10 octobre 1914, le 110ième régiment d’infanterie badois se répandit dans le village. très vite des tranchées furent creusées et organisées. Les allemands occupent et s’installent sur les hauteurs, les terrils jumeaux (Double Crassier), la Côte 70, la Redoute de Lens et de Loos (Dud Corner Memorial). Le village de Loos se trouve bientôt pris sous le feu incessant de ces points stratégiques.<o:p></o:p>

la première bataille: une diversion l’enjeu la reconquête du plateau de Lorette<o:p></o:p>

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L‘offensive du 9 mai 1915 fut un véritable massacre pour les deux régiments français. Cette offensive s’avéra n’être qu’une diversion. Elle devait permettre de fixer les troupes allemandes à Loos en Gohelle durant la Conquête de la Colline de Lorette.<o:p></o:p>

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Voici un extrait de l’historique du 114 qui concerne la période du 9 mai 1915.<o:p></o:p>

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Extrait historique du 114 Ri Merci M. Bertrand <o:p></o:p>

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Le 6 mai 1915, le 114, cantonné jusque là à Verquin et à Verquigneul s’installe dans les tranchées au nord de la route de Lens(actuellement route de Béthune) et dans les fosses N° 3 et 7. Le 9, sur tout le front, les canonnades deviennent plus intenses. A 10 heures l’ordre d’attaquer est donné. Le 3e bataillon s’élance farouchement. Au prix de la vie du Lieutenant-Colonel Benoist, la route de Lens est prise à l’ennemi. Mais les Allemands réagissent et à la fin de la journée, les unités françaises se trouvent isolées, par un glacis impraticable, des réserves qui pourraient les sauver. C’est dans cette situation tragique que, le matin du 10, après une nuit mouvementée et pleine d’angoisse, se trouve le 114 aux prises avec un adversaire qui tente de l’encercler. Bombes et grenades pleuvent. L’ennemi resserre de plus en plus son étreinte. A 17 heures, l’ordre est donné de rejoindre Mazingarbe, le 114 ayant besoin de se réorganiser. A 21 heures, il n’y a plus un seul français dans les tranchées allemandes. Ces journées du 9 et du 10 mai ont été effroyables.<o:p></o:p>

Les pertes s’élèvent à 150 morts, 460 blessés et 810 disparus.<o:p></o:p>

la bataille de loos<o:p></o:p>

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Le 25 septembre 1915, entre Lens et la Bassée, fut déclenchée la deuxiéme bataille connue par les britanniques sous le nom de “Battle of Loos”. Cette bataille fit de nombreuses victimes (15800 morts et 34580 bléssés du coté britannique et 20000 tués ou bléssés du coté allemand.) Cette bataille est trés importante dans le coeur des britanniques qui viennent trés nombreux se recueillirent dans les trois cimetiéres britanniques de Loos en Gohelle et notamment devant le Mémorial du “Dud Corner”. Cette bataille libéra les 2/3 de Loos en Gohelle seule la Côte 70 restera allemande pendant 2 ans encore.<o:p></o:p>
la bataille de la côte 70<o:p></o:p>

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Elle a eu lieu le 15 aôut 1917. Les soldats canadiens arrivent de Vimy mi-juillet pour s’emparer de la derniére partie encore occupée de Loos en Gohelle : la Côte 70.
Pendant 14 jours, 12 000 canadiens vont circuler sous terre en attendant l’ordre d’attaquer. Il est impossible de sortir, les snipers allemands sont sur les hauteurs dominant les lignes canadiennes. Les heures sont interminables et les murs des souterrains deviennent les témoins de leurs souffrances.<o:p></o:p>

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Beaucoup d’inscriptions datent des heures qui précèdent la bataille.
Certaines sont ironiques : “Je préfère entendre mon voisin dormir que les cloches de l’église sonner le glas”.
D’autres rappellent le pays d’origine : “Canada forever”, la feuille d’érable.
D’autres encore sont plus personnelles : portraits féminins, matricules, régiments….<o:p></o:p>

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Toutes ces inscriptions sont leurs derniers messages d’espoir ou de désespoir et témoignent de la souffrance commune des soldats et constituent une tentative désespérée de préserver une individualité face à l’anonymat de l’uniforme et de la mort.<o:p></o:p>

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La bataille de la Côte 70 du 15 août 1917 fut très meurtrière et fit presque autant de victimes que la bataille de Vimy. Le tunnel fait partie d’un grand ensemble non exploré. il est le seul à avoir conservé ses galeries d’écoute sous les lignes ennemies. Il a été commencé par les britanniques en 1916. Il est profond d’une quinzaine de mètres sous le sol. Les aspérités des parois ont été usées par le frottement des milliers d’uniformes. Ce tunnel n’est pas ouvert au public pour des raisons de sécurité.
Toute fois, il s’agit plus d’un sanctuaire que d’un lieu de promenade.<o:p></o:p>

Les trois cimetieres entourant le village de Loos en Gohelle (Pas de Calais) contiennent  les tombes de 4728 Britanniques, 486 Canadiens, 54 Francais, 1 Allemands et les noms de 20584 disparus.

C’est ici que le 107th Bataillon de Pionnier Canadien fera de grands exploits :

Plus de 500 indiens des différentes tribus du Canada ont servi dans le 107th Bataillon. Fondé en décembre 1915 dans la région de Winnipeg, avec le support des Affaires Indiennes, ce bataillon fut le premier d’un projet d’une unité entièrement indienne avec des officiers blancs. Le lieutenant Colonel Campbell, un blanc, devint le premier officier en juillet 1916. Malheureusement, il n’y eu pas assez de recrues indiennes pour former un bataillon complet, il manquait près de 300 soldats, compte qui fut atteint par l’arrivée de soldats ‘’blancs'’.
En février 1917, le bataillon fut convertit en bataillon de Pionnier et le 25 février 1917, il débarqua a Boulogne sur mer.
En août 1917, près de Lens, le bataillon creusa des tunnels et des tranchées sous d’intenses tirs entre les lignes Allemandes et Canadiennes. Les pertes furent énormes, et au moins 3 amérindiens gagnèrent la médaille militaire.( dont Cleary William et Roussin Joseph, tous deux originaire du Quebec).

17 soldats Amerindiens tomberent durant la prise de Hill 70 :

BERNARD Stephen, 24 ans du Nouveau Brunswick.
BRANT Charles Arthur, 39 ans, Mohawk de l’Ontario.
DENNY John, 23 ans, Mohawk du Quebec.
DESJARLAIS Herbert, 25 ans, Ojibway du Manitoba.
FLETT Alexander Samuel, 22 ans, Keeseekoowenin du Manitoba.
GEORGE Wellington, 18 ans, Oneida de l’Ontario.
JAMES Joseph,  25 ans, Skatin de la Colombie Britannique.
KASTO Thomas, 24 ans, Sioux du Manitoba.
KENNEDY Hugh Cameron, 39 ans, de l’Ontario.
MUNGO Thomas, 40 ans, Mohawk du Quebec.
SCHUYLER John Mitchell, 41 ans.
THOMAS John, 21 ans, Peguis du Manitoba.
TOBICO Robert, 24 ans.
WABANOSSE Michael, 19 ans.
WESLEY Thomas Alexander, 23 ans, Peguis du Manitoba.
WHISKEY St James Jacques, 24 ans du Manitoba.
WILSON Simon, 41 ans.

Plus de la moitié d’entre eux furent portés disparus.

KULAMAN MA’WAN’TA’SIWKW- LEST WE FORGET.

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